La conteuse

Carole Anne conte et raconte,

emportée par le vent

J'ai pris conscience de l 'importance du conte dans un vécu chaotique.
Cahin caha, j'ai avancé
par les monts merveilleux
par les vallées périlleuses.
De ruisseaux de mots je deviens

fleuve d'images et cours porteuse
d'histoires, d'histoires pour tout, pour rien,
d'histoire en histoire, heureuse."


Pour ceux qui veulent mieux me connaître, j'imagine un dialogue pour me présenter :

Je raconte depuis, maintenant, 7 ans.

- Comment ai-je commencé ?

- J'ai commencé au Café les Augustes et mon premier retour a été : - tu as eu une bonne présence. C'était pour la racontée d'un petit conte d'introduction des mille et une nuits que j'avais réécrit.
Et voilà c'était lancé ! Merci Geneviève.
Aujourd'hui j'ai un petit répertoire et quelques créations dans mes bagages. Certains sont proposés ici sur le site.

Depuis cette première expérience, j'ai encore raconté, dehors, dedans, à l'improviste ou prévu, bien que cela ne se passe jamais comme prévu.
Avec du public
d'enfants ou d'adultes, qui croit l'être car pendant la racontée, je les vois souvent dans une expression d'enfant ou bouche bée. Heureusement, eux ne le voient pas.
Mes écrits se dirigent souvent vers un public familial.
Pour moi, il est important que les enfants découvrent le conte, l'histoire avec leurs parents. Qu'ils échangent après ou pas.
Le partage de cette expérience est important pour le lien familial. Le partage d'expérience est ce qui crée le lien social.
J'ai même entendu : "Pour une fois que l'on propose quelque chose d'intelligent pour les enfants." C'était pour le spectacle Trop c'est trop. Alors que d'autres, renvoyés au sujet délicat et complexe du brevetage et de l'esclavage économique, ne savent pas prendre de la distance et trouvent cela compliqué, enfin c'est arrivé une fois. Le conte merveilleux, il est... magiquement merveilleux.

J'ai participé avec des animateurs de centre de loisirs à des créations de spectacles autour du conte, avec des enfants de petite maternelle.

J'ai raconté dans des quartiers dit "difficiles" mais aussi devant un public de Professeurs, dans des campings et des restaurants, des écoles et une maison de chômeurs, ainsi que pour diverses associations, et dans des foires écobiologiques.
J'ai aussi raconté à plusieurs, en improvisation, et  c'est ce que je préfère. Nous l'avons fait avec Nathalie pour un des contes manouches à Volvic 

J'ai suivi des formations de clown avec Abel Marie, Gilles ..., de conteur avec Ralph Nataf et Sam Cannarozzi, et Jean Pascal Debailleul, de chant sacré avec Milaya Lodron, Etienne Delattre... Et d'autres pour développer l'écoute, la parole et, la présence.

J'ai écrit des poésies comme celle du conteur idéal à la suite de concours de circonstances. C'est toujours à la suite d'un concours de circonstances ! Des pensées qui s'entrecroisent avec des rencontres de gens, de mots, de situations, suscitent une émotion et, de piocher dans le pot commun de la vie, une histoire s'écrit.
Les textes et poésies ne sont pas encore sur le site.
L'écriture de spectacles engagés pour la protection de l'environnement est mon lietmotiv, mais "bonjour" la documentation scientifique !
Le dernier conte que j'ai écrit est "L'arbre à mi-chemin", un conte sur l'arbre en ville écrit pour un concours. lien
Et ce qu'il y a de plus fort en moi je le retrouve dans chacun de mes écrits. J'y retrouve toujours, en grand ou en petit, dans le fond ou dans la forme, bien cachée ou bien visible, mon âme du voyage ! Témoignage paru dans Monde Tsigane n° 8 de juillet 2003.

- Et que faisais-je avant ?

- J'étais formatrice en restauration (service en salle), en bureautique, et en alphabétisation. J'ai essentiellement travaillé avec un public en insertion et un public présentant un handicap mental, sur Paris et sur Clermont Ferrand.
Un travail très riche et intéressant développant des compétences qui m'ont permis d'évoluer vers le conte. Mais, à fournir de plus en plus de "paperasserie" et des évaluations d'actions de plus en plus pernicieuses, j'ai été découragée.
À l'occasion de mon mémoire pour le Diplôme Universitaire Didactique et Analphabétisme, DUDILA en 2005, j'ai travaillé
avec les gens du voyage sur le verbe d'action dans le conte . Le document est consultable à Public info du CRI Auvergne, La Gauthière, 63100 Clermont Ferrand.
J'ai, ici aussi reçu des formations très pertinentes et riches.

Aujourd'hui mon public m'encourage. Et ça c'est bon pour la racontée !
24 février 2009

Extrait :
Le conteur idéal est pour moi, celui qui prend le temps de savoir-être, de regarder, écouter et découvrir,  regarder les détails qui disent tout ; écouter le plancher qui craque ou des bonbons qui gigotent dans leur sachet ;
découvrir le merveilleux de chaque instant.

C'est être présent à la vie et la vivre comme un conte. Et cela m'arrive, c'est parfois vertigineux et quelque fois reposant, c'est le ruisseau calme et le torrent gonflé de neige fondue.

Le conteur idéal raconte la bonne histoire au bon moment. L'histoire attendue qui précède la formulation du désir de celui qui va l'entendre. Le conte choisi répond à une demande inconsciente, à satisfaire un besoin du moment.
11 mars 2008